Tu as abandonné. C'était perdu d'avance. Tu le savais.
Si faible. Si fragile. Si. Si lointaine.
La vie continue. Tourne autour de toi. Mais toi non.
Tu n'arrives pas à t'accrocher à son engrenage. Un engrenage si envié.
Car eux, y sont bien imprégner. Avec une telle facilité.
Tu les connais. Tu les envies. Mais ils ne t'entendent pas.
Ils te fuient. Tu les fais fuir. Avec une telle facilité.
Tu les connais. Tu les appelles. Mais ils ne t'entendent pas.
Ils te fuient. Ils te fuient.
Tu en prends conscience. Petit à petit. Puis encore et encore.
Seule.
Tu cries. Tu hurles. Tu te tues.
Pas de réponse.
Pourtant ils sont là. A côté de toi.
Mais rien ne sort de ta bouche.
Rien. Alors que tes larmes. Elles. Coulent à flot.
Tu es derrière eux. Tu t'éloignes même. De plus en plus.
Tu essaies de les toucher. Même du bout des doigts.
En vain.
Ils avancent eux. Pourquoi se retourneraient-ils ?
Surtout pour toi.
Ils ont réussi à s'accrocher. Alors pourquoi lâcheraient-ils tout pour toi ?
Ils n'ont pas envie de te rejoindre.
Ils n'ont pas à endurer la même chose que toi.
Ils n'ont pas à être comme toi.
Car tout ça. C'est de toi.
Alors abandonne. C'est perdu d'avance. Tu le sais.
Rien ne changera. Tu ne changeras pas.
